L'essentiel
- Le format A5 mesure 14,8 x 21 cm et conserve les proportions √2 de la norme ISO 216, ce qui permet un pliage parfait depuis l'A4.
- Pour une impression professionnelle, préparez vos fichiers à 300 DPI soit 1748 x 2480 pixels, avec 3 mm de fond perdu de chaque côté.
- Le grammage du papier transforme la perception du support : 135-170 g/m² pour un flyer qualitatif, 250-350 g/m² pour une carte de correspondance ou une couverture.
- L'enveloppe adaptée au format A5 est le format C5 (162 x 229 mm) ; le format DL convient pour un A5 plié en deux dans le sens de la longueur.
Le format A5 mesure la moitié d'une feuille A4, soit un rectangle dont les proportions respectent la norme ISO 216. Concrètement, il correspond à un petit cahier, une carte de vœux ou un flyer compact. Ses dimensions exactes en millimètres, sa conversion en pixels selon la résolution et son usage en impression sont détaillés dans ce guide. Vous saurez enfin quel papier choisir et comment préparer votre fichier pour un rendu impeccable, que ce soit pour un dépliant, une affichette ou un carnet.
Quelles sont les dimensions exactes du format A5 en cm, mm et pixels ?
Tableau de conversion mm, cm, pixels 300 et 72 DPI
La norme ISO 216 fixe le format A5 à 148 × 210 mm, soit 14,8 × 21 cm. La surface utile atteint 310 cm². Pour un fichier prêt à l'impression, la résolution de référence reste 300 DPI : comptez 1748 × 2480 px à taille réelle. Sur écran, à 72 DPI, les dimensions tombent à 420 × 595 px. La diagonale mesure environ 25,7 cm et le périmètre 71,7 cm, des repères utiles pour tracer un gabarit de découpe ou de pliage.
Attention : la surface imprimable réelle est plus petite. Les imprimeurs exigent un fond perdu de 2 à 5 mm (3 mm le plus courant) tout autour du format fini. À l'intérieur, une zone de sécurité de 3 à 5 mm préserve les textes et logos du rognage. Ces valeurs varient selon les machines : vérifiez le gabarit technique de votre imprimeur avant d'exporter votre PDF/X-1a en mode CMJN avec le bon profil colorimétrique.
Pourquoi le ratio √2 garantit l'homothétie entre formats
Le rapport longueur/largeur vaut √2 (≈ 1,414). Plier une feuille en deux dans le sens de la longueur conserve exactement les proportions. Ainsi, A5 = ½ A4 = ¼ A3 = 2 × A6. Cette homothétie simplifie la mise en page : une maquette conçue en A4 se réduit en A5 sans déformation, à condition de respecter les marges proportionnelles. Les colonnes, la grille de base et la hiérarchie typographique gardent leur logique visuelle. C'est la raison pour laquelle les séries A s'enchaînent sans perte ni gain de surface relative, du A0 (1 m²) jusqu'au A7.
Comment préparer son fichier pour une impression A5 réussie ?
Fond perdu, zone de sécurité et traits de coupe
Le fond perdu évite les liserés blancs après la coupe. La valeur la plus courante est 3 mm sur les quatre côtés, mais certains ateliers demandent 2 à 5 mm : vérifiez le gabarit de votre imprimeur. À l'intérieur du format fini, réservez une zone de sécurité de 5 mm minimum pour vos textes et logos. Les traits de coupe, générés à l'export, guident le massicot sans empiéter sur la maquette. Pour un flyer plié, anticipez le pli roulé ou le pli accordéon en décalant légèrement les éléments vers l'extérieur.
Résolution images, mode colorimétrique CMJN, police vectorielle
Toutes les images bitmap exigent 300 DPI à taille réelle. Privilégiez le vectoriel pour les logos et la typographie : ils restent nets quel que soit le zoom. Convertissez vos couleurs en mode CMJN avec le profil colorimétrique le plus fréquent (FOGRA39 ou ISO Coated v2) ; les verts ou oranges vifs du RVB s'assombrissent souvent à l'impression. Une épreuve écran calibrée limite les surprises. Exportez en PDF/X-1a ou PDF/X-4 selon les préconisations de l'atelier, avec les polices incluses. Testez l'affichage à 100 % pour valider la lisibilité : des corps de 9 à 11 pt restent confortables en A5, là où un format carte de visite : 85 × 55 mm et les autres formats impose souvent du 7 à 8 pt.
Le réflexe pro
Ouvrez le PDF final dans Acrobat, activez la simulation de surimpression et contrôlez la séparation des encres (CMJN) avant d'envoyer le fichier.
Quels sont les usages typiques du format A5 en communication print ?
Le format A5 tient dans une main, se glisse dans une poche ou un sac et se conserve bien plus longtemps qu'un écran consulté trois secondes. Voilà pourquoi il reste le support de prédilection de la communication imprimée.
Flyers, tracts et dépliants : distribution main à main ou boîte aux lettres
Le flyer A5 recto-verso est le support le plus courant. Il passe partout et son coût reste contenu. Le dépliant A5 plié offre plus de surface : pli roulé pour une lecture séquentielle, pli accordéon pour un feuilletage rapide, pli fenêtre pour un rabat qui se soulève. Chaque pli crée une zone de lecture distincte. Pensez-y dès la maquette : une colonne par volet, avec fond perdu et zone de sécurité respectés sur chaque face.
| Support A5 | Usage principal | Particularité de conception |
|---|---|---|
| Flyer recto-verso | Promotion, événement | Message fort au recto, détails au verso |
| Dépliant 3 volets | Présentation de services | Une colonne par volet, pli roulé ou accordéon |
| Menu de restaurant | Restauration | Prise en main à une main, lecture rapide |
| Brochure agrafée | Catalogue, guide | Pagination par multiples de 4 pages |
Brochures agrafées, menus, programmes, cartes de correspondance
Le menu A5 se tient d'une seule main, ce qui laisse l'autre libre. La lecture y est aisée, même en lumière tamisée. Les programmes d'événements, invitations, faire-part et cartes de vœux partagent cette échelle intime. La brochure agrafée A5, de 8 à 48 pages, convient aux catalogues produits et aux guides pratiques : assez de pages pour développer un propos, assez compacte pour rester dans un sac. En papeterie d'entreprise, l'A5 sert aussi de carte de correspondance et d'en-tête, souvent accompagné d'une enveloppe C5 ou DL selon le pliage. Un grammage adapté et un pelliculage mat ou soft-touch changent radicalement la perception du support. Vérifiez toujours le gabarit de votre imprimeur avant de lancer la maquette.
Comment choisir le grammage et le type de papier selon l'usage ?
Le grammage se choisit à l'envers : partez de la façon dont le document sera manipulé, puis remontez au papier. Un tract glissé dans une boîte aux lettres ne subit pas les mêmes contraintes qu'une carte de correspondance gardée dans un portefeuille.
Grammages standards : 80-100, 135-170, 250-350 g/m²
Entre 80 et 100 g/m², on reste dans le territoire du bureau : impressions internes, comptes rendus, brouillons, courriers courants. Le coût est bas, le papier passe dans toutes les imprimantes, mais la feuille se froisse vite et ne donne aucune tenue en main.
De 135 à 170 g/m², vous tenez le bon compromis pour un format flyer : a5, a6, dl, quel format choisir, une plaquette ou un dépliant. La feuille reste souple, se plie sans casser, et résiste à quelques passages de main. C'est le grammage que l'on retrouve le plus souvent sur les supports distribués en nombre.
Au-delà, de 250 à 350 g/m², le document devient un objet. Cartes de correspondance, couvertures de brochures agrafées, faire-part : la rigidité s'installe, le rendu sonne plein quand on pose le support sur une table. Attention au pliage : un papier épais marque et peut craquer sur un pli vif, mieux vaut un pli marqué en amont par l'imprimeur.
Papier couché, offset, recyclé, texturé : rendus et sensations
Le papier couché reçoit une couche de surface qui lisse la fibre. Brillant, il pousse les contrastes et les photos ; mat, il absorbe la lumière et donne un aspect plus sobre ; satiné, il se place entre les deux. C'est le choix naturel dès qu'une image doit claquer.
Le papier offset, non couché, boit l'encre et laisse une surface légèrement poreuse. On y écrit au stylo sans bavure, le texte long s'y lit confortablement. Pour un menu ou un programme annoté par le lecteur, c'est souvent plus agréable.
Le papier recyclé, certifié FSC ou PEFC, affiche une teinte légèrement crème et un grain visible. Il porte un discours RSE sans qu'on ait besoin de l'écrire. Les papiers texturés, vergé, gaufré ou lin, jouent une autre carte : celle d'une identité de marque affirmée sur une correspondance haut de gamme.
Dernier point : quel que soit le papier, votre maquette reste en mode CMJN, en 300 DPI, avec fond perdu et zone de sécurité. Le papier ne rattrape pas un fichier mal préparé.
Quelles finitions valorisent un support A5 ?
Le papier seul ne suffit pas à donner du caractère à un flyer ou à un menu. Une finition bien choisie protège le document et change la perception qu'on en a au premier contact. Deux familles existent : celles qui recouvrent toute la surface, et celles qui travaillent une zone précise.
Pelliculage mat, soft-touch, brillant : protection et toucher
Le pelliculage consiste à appliquer un film sur le papier couché. Le mat adoucit la lumière, résiste aux rayures et ne marque pas les traces de doigts : un menu A5 posé sur une table de restaurant garde son aspect propre toute la soirée. Le soft-touch, dit peau de pêche, ajoute un velouté que la main remarque immédiatement. Il signe les plaquettes haut de gamme et les cartes de correspondance soignées.
Le brillant, lui, sature les couleurs et protège fortement. Il renvoie la lumière et retient les traces de doigts, ce qui le dessert sur un document manipulé souvent.
Vernis sélectif, dorure, gaufrage : accents visuels et tactiles
Le vernis sélectif 3D dépose un relief brillant sur une zone choisie : un logo, un titre, un filet. Posé sur un fond mat, le contraste saute aux yeux. La dorure à chaud, or, argent ou cuivre, apporte un éclat précieux aux faire-part, invitations et cartes de vœux. Le gaufrage, embossage ou débossage, crée un relief sans encre : la lumière rase révèle un motif discret.
Ces finitions se préparent dans le fichier. Prévoyez un calque à part pour le vernis et la dorure, en vectoriel, et gardez le fond perdu de 3 mm ainsi que la zone de sécurité. Un PDF/X-1a en mode CMJN, images à 300 DPI, évite les mauvaises surprises. Demandez le gabarit à votre imprimeur : les tolérances de repérage varient d'un atelier à l'autre.
Comment plier, envelopper et distribuer un document A5 ?
Un A5 ne part jamais seul. Il se plie, s'insère dans une enveloppe, s'affranchit. Ces trois gestes décident du coût final et de la tenue du document entre les mains du destinataire.
Plis standards : 2 volets, 3 volets roulé/accordéon/fenêtre
Le pli simple reste le plus économique : une feuille A4 pliée en deux dans la longueur donne un A5. Le même geste appliqué à un A5 produit un A6, format courant de la carte de correspondance. La logique ISO 216 joue à plein : les proportions restent identiques, votre maquette se décline sans recalcul.
Le pli roulé à trois volets utilise deux plis parallèles. Vous obtenez six pages, dont le rabat intérieur qui se glisse sous le volet de couverture. La fermeture est naturelle, sans colle : c'est le pli des mailings et des dépliants à réponse.
Le pli accordéon, dit en Z, crée trois volets indépendants qui s'ouvrent d'un geste. Idéal pour un programme ou un plan que l'on consulte en entier. Le pli fenêtre rabat deux volets vers le centre : la découverte se fait par étapes, effet recherché sur une invitation.
Quel que soit le pli, gardez vos textes à distance de la ligne de pliage. Une marge intérieure d'au moins 5 mm évite qu'un titre se retrouve coupé par le pli. Pensez aussi au fond perdu et à la zone de sécurité : un pli n'excuse pas un débord mal préparé, et votre PDF/X-1a doit rester conforme au gabarit de l'imprimeur.
Enveloppes C5, DL, C6/5 : formats postaux et coûts d'affranchissement
Pour un A5 à plat, l'enveloppe C5 (162 × 229 mm) est le contenant postal standard. Elle accepte le document sans le plier et reste dans les tarifs courants de la lettre.
Pour réduire l'affranchissement, pliez l'A5 en deux dans la longueur : vous entrez dans une enveloppe DL (110 × 220 mm), le format mailing le plus économique. Attention, le pli doit tomber juste, sinon le document gondole dans l'enveloppe.
La C6/5 convient aux envois plus compacts. Un papier couché de grammage élevé se plie moins bien qu'un offset souple : testez un pli sur une chute avant de lancer la totalité du tirage.
Dernier point : la loi du 29 juillet 1881 impose le nom et le domicile de l'imprimeur sur tout imprimé rendu public. Prévoyez la place dès la maquette, souvent en pied de dernière page.
Questions fréquentes
Quelle est la taille exacte d'un format A5 en centimètres ?
Le format A5 mesure 148 millimètres de large sur 210 millimètres de haut, soit 14,8 sur 21 centimètres. Il fait partie de la série A définie par la norme ISO 216, avec un rapport longueur largeur égal à la racine de 2, environ 1,414. Ces proportions restent identiques quand on plie ou déplie la feuille.
Combien de pixels pour un fichier A5 à 300 DPI prêt à l'impression ?
À 300 ppp, résolution standard de l'impression offset et numérique, un A5 correspond à environ 1748 pixels de large sur 2480 pixels de haut. Pensez à travailler en CMJN et à ajouter le fond perdu demandé par votre imprimeur, souvent 3 millimètres, ainsi qu'une zone tranquille de quelques millimètres à l'intérieur du format.
Un format A5 correspond-il exactement à la moitié d'une feuille A4 ?
Oui. Plier une feuille A4 en deux donne bien un format A5, car la série A conserve le même rapport de proportions à chaque pliage. Un A4 mesure 210 sur 297 millimètres, un A5 mesure 148 sur 210 millimètres. Cette logique vaut pour toute la série, du A0 au A7.
Quel grammage de papier choisir pour un flyer A5 de qualité ?
Pour un flyer A5, un papier entre 135 et 170 grammes offre une bonne tenue en main sans être rigide. Au delà de 200 grammes, le rendu devient plus cartonné, adapté à une distribution soignée. Le choix dépend aussi de la finition et de l'usage. Demandez des échantillons à votre imprimeur avant de valider.
Quelle enveloppe utiliser pour envoyer un document A5 sans le plier ?
Une enveloppe au format C5, qui mesure 162 sur 229 millimètres, accueille un A5 sans le plier. Ce format suit la même logique ISO 216 que la série A. Vérifiez toutefois l'épaisseur du document et le poids total auprès de votre imprimeur ou de votre transporteur avant l'envoi.
Pour ma part, je considère le A5 comme le format le plus polyvalent pour les supports imprimés du quotidien. Il tient dans une poche, se glisse dans un sac et reste lisible sans effort. Avant de lancer votre commande, prenez le temps de vérifier la résolution de votre visuel et la marge de sécurité. C'est la clé pour éviter les mauvaises surprises à la coupe. Si vous débutez, explorez d'abord les formats & fichiers pour comprendre les bases. Puis approfondissez l'impression expliquée : formats, fichiers, papiers et finitions afin de choisir le papier et la finition qui serviront vraiment votre message.
Sources

Rémi Castelbrun, rédacteur en chef. Passé par l'atelier et le studio graphique, il explique l'impression sans jargon : formats, fichiers, papiers, finitions. Chaque règle est vérifiée.



