Trois procédés d'impression couvrent l'essentiel des besoins courants : l'offset pour les grandes quantités et une qualité constante, le numérique pour les petites séries et la personnalisation, la sérigraphie pour les supports épais ou non plans. Le choix responsable ajoute trois points concrets à vérifier : la quantité commandée, le papier et l'encre, avant même de regarder les labels du site de production (Imprim'Vert) ou du papier (FSC, PEFC).
Panorama des procédés d'impression
Choisir un procédé d'impression revient à mettre en balance trois éléments : la quantité à produire, le support visé et le rendu recherché. Un tirage de cinq exemplaires et un tirage de cinquante mille exemplaires ne relèvent presque jamais de la même technique, parce que chaque procédé a une structure de coût différente : l'offset immobilise un coût de préparation (les plaques, le calage de la presse) qui s'amortit sur le volume, tandis que le numérique n'a quasiment pas de coût de démarrage mais un coût par exemplaire plus stable. La sérigraphie, de son côté, se distingue moins par la quantité que par le support : elle imprime sur des surfaces que l'offset et le numérique gèrent mal, comme un objet en volume, un tissu ou un matériau rigide.
| Procédé | Principe | Quantités adaptées | Usages fréquents |
|---|---|---|---|
| Offset | Plaques d'aluminium qui transfèrent l'encre à un blanchet en caoutchouc, lequel la reporte sur le papier ; aucun contact direct entre la plaque et le support | Grandes séries, où l'amortissement des plaques rend le prix unitaire dégressif | Magazines, livres, catalogues, brochures en gros volume, packaging |
| Numérique | Le fichier est envoyé directement à la presse (jet d'encre ou toner), sans plaque ni forme imprimante intermédiaire | Petites et moyennes séries, impression à la demande, contenus variables d'un exemplaire à l'autre | Flyers en petite quantité, cartes de visite, documents personnalisés, épreuves |
| Sérigraphie | L'encre est poussée à travers un écran ajouré (pochoir tendu) directement sur le support, sans support intermédiaire | Petites et moyennes séries, avec un coût de préparation de l'écran à amortir par couleur | Textile, objets, verre, bois, métal, signalétique, surfaces non planes |
Ce panorama simplifie une réalité plus riche : il existe d'autres procédés comme l'héliogravure, préférée à l'offset au-delà de quelques centaines de milliers d'exemplaires selon Wikipédia, ou la flexographie, courante pour l'emballage. Pour un particulier, une association ou une TPE qui commande un flyer, une affiche ou une carte de visite, le choix se réduit presque toujours à offset ou numérique, la sérigraphie n'intervenant que pour un support textile, un objet ou une signalétique rigide.
L'offset
L'offset est une amélioration de la lithographie, dans laquelle la pierre lithographique d'origine a été remplacée par une plaque souple en aluminium ou en matière plastique, adaptée à un cylindre, selon Wikipédia. Le principe repose sur la répulsion entre l'encre grasse et l'eau : la plaque possède une couche hydrophile qui accepte l'eau et repousse l'encre, et une couche lipophile qui accepte l'encre et repousse l'eau, ce qui distingue exactement les zones imprimantes des zones non imprimantes sans aucun relief visible à l'œil nu. L'encre est ensuite transférée par pression sur un blanchet en caoutchouc, puis du blanchet vers le papier : ce report en deux temps, qui donne son nom au procédé (de l'anglais « to set off », reporter), évite le contact direct entre la plaque rigide et le support, et permet au blanchet de corriger de légers défauts de surface du papier.
Une variante existe, l'offset dit « voie sèche » ou waterless, qui supprime la solution de mouillage : les zones non imprimantes sont recouvertes de silicone plutôt que d'eau, ce qui accélère le démarrage de la presse, réduit la gâche de papier au lancement et améliore la stabilité de l'encrage, selon Wikipédia. Une presse offset peut comporter plusieurs groupes d'impression, un groupe par couleur : une presse quadrichromique compte quatre groupes, et il est possible d'en ajouter pour un ton Pantone ou un vernis supplémentaire.
Concrètement, l'offset garde l'avantage sur un tirage volumineux car le coût des plaques et du calage se répartit sur un grand nombre d'exemplaires, ce qui fait baisser le prix unitaire à mesure que la quantité augmente. Il permet aussi un large choix de supports, y compris des papiers texturés ou à fort grammage, et une reproduction fine des détails grâce au passage par le blanchet. En contrepartie, le temps de préparation (calage, réglage de l'encrage et du mouillage) rend l'offset moins compétitif pour un tirage court.
Le numérique
L'impression numérique est une technique qui imprime directement depuis des données informatiques, sans forme imprimante intermédiaire, contrairement à l'offset, selon Wikipédia. Plusieurs technologies s'y rattachent, notamment le jet d'encre et l'électrophotographie (ou xérographie, le principe des imprimantes laser et des copieurs), qui déposent le toner ou l'encre directement sur le support à partir d'un flux de données continu envoyé par ordinateur. L'absence de plaque à graver et à caler est ce qui distingue fondamentalement ce procédé de l'offset : chaque exemplaire peut, en théorie, différer du précédent sans coût de préparation supplémentaire.
Cette caractéristique ouvre deux usages particuliers, selon Wikipédia : l'impression à la demande, qui permet de produire de petites quantités rapidement et sans stock dormant, et l'impression à données variables, qui personnalise un document (texte, image) en fonction de son destinataire, un principe largement employé en marketing direct. Le numérique répond donc bien à un besoin ponctuel, un tirage réduit ou une urgence, là où l'offset demande un minimum de volume pour rester intéressant.
Sur le plan du rendu, la qualité de l'impression numérique s'est nettement rapprochée de celle de l'offset, notamment sur la richesse des couleurs reproductibles, mais des comparaisons techniques indiquent que l'offset garde l'avantage sur un papier entièrement couché, pour l'homogénéité des aplats et des zones tramées. Un autre point à connaître avant de choisir un procédé pour une charte graphique précise : le Pantone, détaillé plus loin, ne s'utilise en principe qu'en offset, un fichier numérique restant construit en quadrichromie.
Exemple concret
Une association imprime 80 exemplaires d'un programme pour son assemblée générale annuelle, avec le nom de chaque participant en première page. Le numérique convient mieux ici que l'offset : pas de coût de plaque à amortir sur un si petit volume, une personnalisation facile d'un exemplaire à l'autre, et un délai de production court puisqu'aucun calage n'est nécessaire avant de lancer l'impression.
La sérigraphie
La sérigraphie est une technique d'imprimerie qui utilise des pochoirs, à l'origine des écrans de soie, interposés entre l'encre et le support, selon Wikipédia. Le mot vient du latin sericum (la soie) et du grec graphein (l'écriture) : la technique est née en Chine sous la dynastie Song (960-1279) avant de se répandre en Asie, puis d'arriver en Europe occidentale à la fin du XVIIIe siècle, sans y connaître de succès immédiat. Son essor moderne date de la Seconde Guerre mondiale, quand les soldats américains l'ont diffusée en Europe pour le marquage des véhicules militaires et la signalétique des camps ; des artistes comme Andy Warhol et Roy Lichtenstein lui ont ensuite donné ses lettres de noblesse dans les années 1960, et les étudiants de Mai 68 l'ont largement utilisée en France pour leurs affiches.
Le principe technique reste simple : l'encre est poussée à travers l'écran ajouré avec un racloir, et ne traverse la maille que dans les zones non obturées par le pochoir, ce qui forme le motif sur le support placé en dessous. Cette technique fonctionne sur des matières très variées, papier, carton, tissu, plastique, métal, verre ou bois, dès lors qu'une encre adaptée existe, selon Wikipédia ; elle est particulièrement employée pour la signalétique, le textile, les objets publicitaires et l'électronique (circuits imprimés).
Parmi ses avantages, la sérigraphie autorise un dépôt d'encre plus épais que l'offset ou le numérique, ce qui garantit une couleur intense, durable et une bonne opacité même sur un support foncé. Elle reste intéressante économiquement pour des tirages courts, bien que l'impression numérique ait fait remonter le seuil de rentabilité à partir duquel elle devient compétitive. Ses limites tiennent à la finesse des détails, moins fine qu'en offset ou en numérique, même si l'encre UV a nettement amélioré ce point, et à une vitesse de production plus faible sur les machines classiques. Un indice pour la reconnaître : à la loupe, aucune trame de points n'apparaît, la couleur se présente en aplat, et le bord d'un trait montre parfois de légères hachures en zigzag dues à la maille de l'écran.
Quadrichromie et Pantone
La quadrichromie est un procédé d'imprimerie qui produit, par synthèse soustractive, une large gamme de teintes à partir de quatre couleurs : cyan, magenta, jaune et noir, ce qui lui vaut le sigle CMJN (ou CMYK en anglais, key désignant la valeur du noir), selon Wikipédia. Ces quatre couleurs sont juxtaposées en de minuscules points, visibles à la loupe, dont la combinaison de pourcentages donne l'illusion d'une teinte unie à l'œil nu : à partir de ces quatre encres seulement, il est possible de composer une très large palette de teintes. La quadrichromie reste toutefois un mélange optique, réalisé au moment de l'impression, et non un mélange physique de l'encre avant impression.
Le Pantone, à l'inverse, fonctionne en tons directs : chaque teinte correspond à une encre déjà mélangée avant l'impression, selon une référence numérotée et normalisée dans un nuancier (le pantonier), avec plusieurs déclinaisons selon le support (papier couché, non couché ou mat). Le système s'appuie sur un nombre limité de couleurs de base, mélangées par le pressier pour obtenir plus d'un millier de teintes cataloguées. Cette méthode garantit une couleur strictement identique d'un tirage à l'autre et permet d'accéder à des teintes hors gamme CMJN, comme certains métallisés (or, argent), ce que la quadrichromie ne reproduit pas.
| Critère | Quadrichromie (CMJN) | Pantone (tons directs) |
|---|---|---|
| Principe | Mélange optique de 4 couleurs en petits points | Encre pré-mélangée avant impression, teinte unique |
| Fidélité de la couleur | Peut varier légèrement selon le calibrage de la presse | Constante d'un tirage à l'autre, quel que soit l'imprimeur |
| Gamme de couleurs | Très large, mais certaines teintes vives (verts fluo, bleus électriques) ressortent ternes | Inclut des teintes hors CMJN comme les métallisés |
| Coût et usage typique | Plus économique, adapté aux photos et visuels riches en couleurs | Plus coûteux, réservé aux couleurs de charte graphique à respecter précisément (logo) |
| Compatibilité numérique | Standard de l'impression numérique | Utilisation la plus courante en offset ; un fichier numérique reste en général construit en CMJN |
L'erreur la plus fréquente
Demander une couleur Pantone précise pour un logo tout en imprimant en numérique, en pensant obtenir un rendu identique à celui du nuancier. Le Pantone est un usage d'abord associé à l'offset : un fichier destiné au numérique reste construit en quadrichromie, et la teinte obtenue peut légèrement différer de la référence Pantone visée. Le point est à vérifier auprès de l'imprimeur avant l'envoi du fichier.
Imprimer responsable : quantités, papier, encres
Réduire l'impact environnemental d'un imprimé commence avant le choix du procédé ou du label, dès la définition du besoin. Selon l'Ademe, la première question porte sur la quantité réellement nécessaire : faire le point sur les volumes des éditions précédentes aide à estimer le besoin réel, plutôt que de reconduire mécaniquement une quantité habituelle. La durée de vie prévue du document compte aussi : un contenu qui risque de devenir rapidement obsolète (coordonnées, tarifs, programme daté) mérite d'être conçu pour être mis à jour facilement, plutôt que réimprimé en trop grand nombre par précaution.
Le choix graphique influe également sur la consommation de papier et d'encre. L'Ademe recommande une mise en page « aérée mais pas trop » : limiter les aplats pleine page, ajuster la largeur des marges selon le mode de reliure, supprimer les pages quasi vides entre chapitres. À titre d'exemple, réduire une marge de 2,5 à 1,5 cm économise l'équivalent d'une page toutes les six pages sur un document long. Côté papier, l'Ademe rappelle que sa fabrication, vierge ou recyclée, a un impact lié à la consommation d'énergie et d'eau et aux rejets dans l'air et l'eau, ce qui justifie de choisir un papier accompagné d'un label plutôt qu'une simple mention « recyclé » non vérifiée, un point détaillé plus loin sur le FSC et le PEFC.
Sur les encres, l'Ademe distingue les encres végétales, dont le liant provient d'huiles végétales comme le soja, le colza ou l'huile de lin, plutôt que d'huiles minérales dérivées d'hydrocarbures pétroliers. Ce choix réduit la teneur en composés organiques volatils et facilite le désencrage lors du recyclage, mais l'Ademe rappelle un point souvent oublié : le bénéfice d'une encre moins impactante s'annule si le choix graphique multiplie par ailleurs les aplats de couleur, qui consomment davantage d'encre quelle que soit sa composition ; une simple inversion de couleurs suffit parfois à éviter un aplat superflu.
Sur le plan réglementaire, un arrêté du 13 avril 2022, paru au Journal officiel du 3 mai 2022, précise les substances contenues dans les huiles minérales dont l'utilisation est interdite sur les emballages et pour les impressions à destination du public, selon Légifrance. Le texte définit les huiles minérales comme des huiles produites à partir de charges d'alimentation dérivées d'hydrocarbures pétroliers utilisées pour la fabrication d'encres, et fixe des seuils de concentration en hydrocarbures aromatiques et saturés dans l'encre, avec des échéances successives depuis le 1er janvier 2023, applicables aux imprimés publicitaires et aux catalogues de promotion commerciale non sollicités.
| Point de vigilance | Action concrète | Pourquoi |
|---|---|---|
| Quantité | Estimer le besoin à partir des tirages précédents plutôt que reconduire un volume habituel | Évite le surstock et le pilon de documents jamais distribués |
| Mise en page | Limiter les aplats pleine page, ajuster les marges, supprimer les pages quasi vides | Réduit la consommation de papier et d'encre à contenu égal |
| Papier | Choisir un papier accompagné d'un label vérifiable (FSC, PEFC, Ange Bleu) plutôt qu'une mention non certifiée | Garantit la traçabilité de la fibre et limite l'impact de la fabrication |
| Encre | Privilégier une encre végétale, en évitant malgré tout de multiplier les aplats | Réduit les composés organiques volatils et facilite le désencrage au recyclage |
Imprim'Vert
La marque Imprim'Vert a été créée en 1998 par la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de Loir-et-Cher et la Chambre régionale de métiers et de l'artisanat du Centre ; depuis fin 2007, Amigraf en assure la gestion nationale et internationale, selon imprimvert.fr. Le label s'est diffusé dans toutes les régions françaises et possède depuis 2008 une couverture européenne ; il est aujourd'hui attribué à près de 2 000 sites de production, décernés par 20 comités d'attribution régionaux chapeautés par un comité consultatif national, seul habilité à faire évoluer le cahier des charges.
Le cahier des charges national repose sur cinq critères, selon imprimvert.fr : l'élimination conforme des déchets dangereux, collectés au moins une fois par an par des collecteurs agréés ; la sécurisation du stockage des liquides dangereux, neufs, en cours d'utilisation ou en déchets ; la suppression ou la substitution de certains produits classés CMR (mentions de danger H340, H350, H360) lorsque c'est techniquement possible ; la sensibilisation environnementale des salariés, complétée par une sensibilisation de la clientèle pour les entreprises dont l'activité est principalement l'impression numérique ; et le suivi mensuel ou trimestriel des consommations énergétiques du site, transmis à chaque renouvellement de la marque.
Un point à bien distinguer : Imprim'Vert porte sur le site de production, c'est-à-dire l'atelier et son fonctionnement, et non sur le papier utilisé. L'Ademe le rappelle explicitement : la marque est une garantie minimale qui ne porte que sur la gestion des déchets dangereux, le stockage sécurisé des produits dangereux, la conformité de leur élimination et la non-utilisation de produits toxiques ; elle n'apporte aucune information sur la qualité environnementale des encres ou du papier employés par l'imprimeur, contrairement à un label de papier comme FSC ou PEFC, détaillés ci-dessous. Choisir un imprimeur labellisé Imprim'Vert ne dispense donc pas de vérifier séparément l'origine du papier si cette dimension compte pour le projet.
FSC et PEFC
FSC (Forest Stewardship Council) et PEFC (Programme de reconnaissance des certifications forestières) certifient tous deux une gestion forestière durable et une chaîne de contrôle du bois, du propriétaire forestier jusqu'à l'entreprise qui commercialise le produit final, mais ne se recouvrent pas complètement et proposent chacun plusieurs déclinaisons de label.
FSC propose trois étiquettes distinctes, selon le Forest Stewardship Council : l'étiquette FSC 100 % identifie des produits faits uniquement de fibre vierge provenant de forêts certifiées FSC ; l'étiquette FSC Mixte s'applique à des produits combinant fibre vierge FSC, fibre dite « contrôlée » (un bois vérifié à faible risque d'exploitation illégale, de violation de droits traditionnels ou civils, ou d'autres pratiques inacceptables) et éventuellement des matières recyclées ; l'étiquette FSC Recyclé identifie des produits faits à 100 % de fibre recyclée, la seule des trois à garantir ce taux. Un produit affichant l'étiquette FSC Mixte n'est donc pas nécessairement recyclé : il peut être composé majoritairement de fibre vierge certifiée.
PEFC propose quatre labels selon la composition du produit, selon PEFC France : le label « certifié PEFC » garantit un minimum de 70 % de matières issues de forêts certifiées PEFC, le reste provenant de sources contrôlées selon le système de diligence raisonnée PEFC ; le label « certifié PEFC » avec matières recyclées applique le même seuil de 70 % mais autorise que cette part provienne de forêts certifiées ou de sources recyclées ; le label « PEFC recyclé » garantit un produit exclusivement composé de matières recyclées ; le label « origine PEFC 100 % » garantit un produit exclusivement issu de forêts certifiées PEFC. Le logo PEFC apposé sur un produit doit obligatoirement porter le numéro de droit d'usage propre à l'entreprise certifiée, et il est possible de vérifier en ligne qu'un propriétaire, un exploitant ou une entreprise est bien certifié, selon PEFC France.
| Label | Ce qu'il garantit | Porte sur |
|---|---|---|
| Imprim'Vert | Gestion des déchets dangereux, stockage sécurisé, non-utilisation de certains CMR, sensibilisation, suivi énergétique | Le site de production (l'imprimerie elle-même) |
| FSC 100 % / FSC Mixte / FSC Recyclé | Traçabilité de la fibre : vierge certifiée, mélange avec du bois contrôlé, ou 100 % recyclée selon l'étiquette | Le papier (la matière première) |
| PEFC (4 déclinaisons) | Chaîne de contrôle du bois, avec un seuil de 70 % ou 100 % de matière certifiée et/ou recyclée selon le label | Le papier (la matière première) |
Retenir cette différence évite une confusion fréquente : un imprimeur peut être labellisé Imprim'Vert sans que son papier soit FSC ou PEFC, et inversement. Pour un document responsable de bout en bout, les trois familles de critères, atelier, fibre du papier et encre, se vérifient séparément.
Questions fréquentes
Offset ou numérique : comment choisir pour un petit tirage ?
Le numérique convient mieux dès que la quantité reste modeste, car il ne demande ni plaque ni calage préalable, ce qui évite un coût de préparation à amortir. L'offset redevient compétitif à partir d'un volume plus important, le prix unitaire baissant à mesure que la quantité augmente grâce à l'amortissement des plaques.
Peut-on imprimer une couleur Pantone en numérique ?
Le Pantone est un usage principalement associé à l'impression offset, où l'encre est mélangée avant l'impression. Un fichier destiné au numérique reste en général construit en quadrichromie (CMJN) : la teinte obtenue peut légèrement différer de la référence Pantone visée, un point à vérifier auprès de l'imprimeur avant l'envoi du fichier.
La sérigraphie convient-elle pour un flyer en papier ?
C'est possible mais rare : la sérigraphie est surtout choisie pour des supports que l'offset et le numérique gèrent moins bien, comme le textile, les objets, le verre ou le bois, ou pour des tirages où un dépôt d'encre épais et durable est recherché. Pour un flyer papier classique, l'offset ou le numérique restent les procédés les plus adaptés.
Un imprimeur labellisé Imprim'Vert utilise-t-il forcément du papier recyclé ?
Non. Imprim'Vert porte sur le fonctionnement du site de production (gestion des déchets dangereux, stockage sécurisé, non-utilisation de certains produits CMR, sensibilisation, suivi énergétique) et n'apporte aucune garantie sur l'origine ou le caractère recyclé du papier utilisé, selon l'Ademe. Pour ce critère, il faut vérifier séparément un label de papier comme FSC ou PEFC.
Quelle est la différence entre FSC Mixte et FSC Recyclé ?
L'étiquette FSC Recyclé identifie un produit fait à 100 % de fibre recyclée. L'étiquette FSC Mixte s'applique à un produit combinant fibre vierge FSC, bois contrôlé (un bois vérifié à faible risque) et éventuellement des matières recyclées, sans garantir un taux de fibre recyclée précis.
Une encre végétale suffit-elle à rendre une impression écoresponsable ?
Non à elle seule. Une encre végétale réduit les composés organiques volatils et facilite le désencrage au recyclage, mais l'Ademe souligne que ce bénéfice s'annule si le choix graphique multiplie par ailleurs les aplats de couleur, qui consomment davantage d'encre quelle que soit sa composition. La quantité imprimée et le papier choisi comptent tout autant.
Le papier utilisé pour un imprimé doit-il respecter une réglementation sur les encres ?
Oui pour les imprimés publicitaires et les catalogues de promotion commerciale non sollicités : un arrêté du 13 avril 2022 fixe des seuils de concentration en huiles minérales aromatiques et saturées dans l'encre, avec des échéances progressives depuis le 1er janvier 2023, selon Légifrance.
Sources
- Wikipédia, Offset (imprimerie)
- Wikipédia, Impression numérique
- Wikipédia, Sérigraphie
- Wikipédia, Quadrichromie
- Imprim'Vert, Présentation et cahier des charges
- FSC Canada, Quelle est la signification de chaque étiquette du FSC ?
- PEFC France, Le label PEFC
- Ademe, La fabrication d'une édition responsable
- Ademe, Écoconcevoir un projet éditorial
- Légifrance, Arrêté du 13 avril 2022 sur les huiles minérales dans les encres

